BLOCS
Une
proposition de Julien Sirjacq
Avec la participation de : Emilie Benoist, Jérome Zonder, Simon
Bernheim, Mickaël Schouflikir,
Kenta Yokoo, Yannick Boulot, Lorenzo
Cirrincione, Bruno Botella et Julien Sirjacq.
Programmation sonore avec : Appartement 127, 10lec6, Innocent X, QSS,
Choc, Chamber Music vs Electronique (Bruder), Danny Meir, Franck Smith, Mathieu
Levet, Tacteel, Frantz Loriot, Hughes Vincent.
Du samedi 17 juin au mercredi 12 Juillet
Point Ephémère, 200 quai
de Valmy 75010 Paris
Ouvert tous les jours de 14h à 19h
Plusieurs performances sonores auront lieu à
19h le temps de l’exposition
BLOCS est la proposition curatoriale d'un artiste,
Julien Sirjacq qui conçoit sa relation à l'espacedu Point Ephémère, non pas uniquement
par les lignes construites par l'architecture et l'environnement mais énonce
tout à la fois un intérêt à l'histoire du bâtiment, à la manière dont on peut l'habiter aujourd'hui et - plus complexe
– sa compréhension des individualités à l'oeuvre dans l'organigramme de la
structure.
BLOCS énonce un principe progressif, à l'image de
la programmation musicale prenant place sur l'ensemble de la durée de
l'exposition, du jardin suspendu permanent (Julien Sirjacq et Emilie Benoist), ou encore l'araignée élaborant sa propre
construction, contrainte par la forme résultant de la collaboration entre Julien Sirjacq et l'architecte Kenta Yokoo. Chaque pièce, pour la plupart le
fruit d'une collaboration avec Julien Sirjacq, ne se fige pas à l'ouverture de
l'exposition, mais participe concrètement par leur gestation interne, à la
vivacité du Point Ephémère (lieu de
programmation, lieu de divertissement aussi, lieu de restauration, lieu
de travail). L'exposition tire son nom d'une construction littéraire - fonctionnant
comme des blocs textes, les oeuvres qui
la composent participent à énoncer un tout dont les différents éléments sont disjoints . Ces éléments sont en révolution les uns aux
autres et suivent une grammaire permettant la relation, à l'instar du Cobra,
schéma de jeu d'improvisation musicale présent dans la programmation d'actions
et réunissant pour l'occasion des musiciens issus de différentes formations.
Les blocs-oeuvres de l'exposition élaborent une sorte d'archipélisation de
l'ensemble produisant une errance plutôt
qu'un parcours; chaque oeuvre prolifère des racines à l'ensemble du bâtiment,
architecture sensible et multiple.
BLOCS va au delà d'un principe d'action
contextuelle : pas uniquement outils critiques ou d'analyse, plusieurs oeuvres agissent
sur le bâtiment même en élaborant de nouveaux circuits d'informations en temps
réel (des captations sonores sont réalisées sur l'ensemble de la surface
publique du lieu par des micros installés en quatre points et rediffusés en une
oeuvre); mais aussi et surtout Blocs agit avec l'équipe animant le lieu et au
travers d'elle élabore un récit en bande dessinée (Jérome Zonder), construction alternative et fantastique,
posant des mots et des figures au devenir programmatique de Point Ephémère. Les
pièces de Blocs surgissent des murs et des personnes, laissant transpirer
toutes les contradictions du lieu. Ici le dessin et les mots tissent un rapport
concret à la terre. Un tour de force dans un univers inconfortable, que l'on
peut percevoir comme une esthétique du bouleversement et de l'intrusion.
Opérant de nombreux détours, Blocs invente une poétique de l'infini : la
progressivité du récit est fondée sur ce contraste entre la trivialité du
contexte (béton et parpaings principaux éléments architecturaux) et l'absolu de
l'expérience (la gestation autonome des oeuvres, l'apport en fiction des
individualités du lieu).
L'infini ne fait
pas de distinction : il confond essentiellement la réalité en brouillant les
repères de la perception et de la raison : les espaces, les objets, les
essences, les catégories temporelles. Yannick Boulot et Bruno Bottella élaborent un dispositif reprenant le principe de mouvement circulaire de la
Black Maria afin de créer une image cinématique, mais où toutes les phases
du mouvement sont visibles simultanément
et opèrent alors à une déconstruction de l'image et du temps.
La
programmation musicale s'est envisagée en catégories : post-punk, musique contemporaine et musiques
électroniques; cette typologie dessine des postures esthétiques, politiques et
donne par la même une attention
particulière à la sensualité de ces formes (dans le jeu comme dans la
réception). Cet autisme est rendu lisible à certains moments de la
programmation par des structures didactiques (Quentin Sirjacq sur piano préparé), mais aussi parce qu'il se manifeste dans les oeuvres de
l'exposition (l'oeuvre de Kenta Yokoo et Julien Sirjacq, déconstruit l'espace
par jeu de miroirs futuristes et dans le même lieu le revitalise en son sein
par la propagation d'une araignée oeuvrant à son piège de soie).
Blocs force les
disciplines et les oeuvres à jouer entre elles au ventriloque : fournir un
effort de communication intérieur et musculaire.
Julien Sirjacq a effectué une résidence au
Point Ephémère début 2005.
Julien Sirjacq, Emilie Benoist, Jérome
Zonder, Mickaël Schouflikir et Simon Bernheim sont représentés par la galerie
Eva Hober
BLOCS se fait en partenariat avec la galerie Eva Hober, Paris.
Autre partenaire : Paris-art.com
Point Ephémère
200 quai de
Valmy 75010 Paris / M° Jaurès ou Louis Blanc / entrée côté canal
t : 01 40 34 02
48 / info@pointephemere.org/ www.pointephemere.org
Contact
Presse : Aude Meuret / aude@pointephemere.org
Rozenn Tanguy / rozenn@pointephemere.org
Responsable
Arts Visuels : Julien Amicel / julien@pointephemere.org
assisté de Pauline
Deniel / exposition@pointephemere.org